Les registres européens face au Brexit

Quels impacts sur les extensions européennes ? Quelles mesures ont été prises par les registres européens ?

Dans l’industrie des noms de domaine, il n’est pas rare de constater que les Registres, en charge de la gestion d’extensions, ont des conditions d’attribution diverses. Et ce, particulièrement en ce qui concerne les ccTlds (Country Code Top Level Domain). Cet acronyme fait référence aux extensions de pays : le .fr (France) ou le .es (Espagne) etc.

Ces restrictions sont bien souvent géographiques et visent à “préserver” l’espace digital dans lequel ces extensions évoluent. Il s’agit par exemple de favoriser l’accès à une extension aux résidents de tel ou tel pays, continent. Pourquoi ? Dans le but de favoriser des projets locaux, entreprises, etc.

Le problème se corse sur la question européenne. Après le Brexit, de nombreux Registres européens ont dû se prononcer sur la façon dont ils considèreraient dorénavant le Royaume-Uni et donc si leur accès à telle ou telle extension serait ou non limité.

 

Les Registres européens traitant le Royaume-Uni comme tout autre pays européen

 

  • Le .HR (Croatie) stipule dans un communiqué que les règles d’attribution de cette extension ont évolué afin de permettre aux ressortissants britanniques d’acquérir un .HR.

” Les règles ont été modifiées pour permettre aux personnes morales du Royaume-Uni d’enregistrer de nouveaux domaines .HR et de renouveler les domaines actuels. Conformément à cette décision, les candidats de Royaume-Uni seront traités comme les pays de l’Union Européenne, même après la fin de la période de transition. “

 

 

  • Le .HU (Hongrie) considère le Royaume-Uni comme faisant partie de l’Europe. Ainsi, il autorise les ressortissants britanniques à enregistrer des domaines hongrois et ce, même après la période de transition.

“Le Royaume-Uni sera toujours membre du Conseil de l’Europe, ce qui signifie que les citoyens britanniques pourront toujours enregistrer des domaines en .HU, même après la période de transition.”

 

  • Le .SK (Slovaquie) souhaite continuer à considérer les ressortissants du Royaume-Uni comme éligibles à l’achat d’un domaine en .SK.

“Un utilisateur (de .SK) peut être toute personne physique ou morale ayant une adresse postale (adresse pour recevoir des communications papiers) dans l’un des États membres de l’Union européenne, ou dans un État de l’Espace économique européen, ou dans un État membre de l’Association européenne de libre-échange ou au Royaume-Uni.”

 

 

Voir la liste complètes des extensions européennes !

 

Les Registres européens imposant un prête-nom pour les ressortissants du Royaume-Uni

 

  • Le .BG (Bulgarie) a des restrictions concernant les titulaires non européens. C’est pourquoi, à la fin de la période de transition, les ressortissants britanniques (considérés comme non européens) devront utiliser un service de prête-nom. Ce service leur permettra de fournir des informations contacts européennes conforment aux exigences du registre.

” Les nouveaux titulaires du Royaume-Uni devront, après la fin de la période de transition, suivre la même procédure d’enregistrement que les titulaires des États membres non européens. Ils devront autoriser une entité tierce établie dans l’UE à enregistrer un nom de domaine en leur nom. Il n’y aura pas d’effet sur les enregistrements de domaines .BG existants, sauf en ce qui concerne la TVA, qui sera ajoutée aux frais de renouvellement. “

 

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Les indécis…

 

Certains pays sont, quant à eux, en attente des décisions des gouvernements européens. Et, plus largement, des solutions proposées dans le cadre des échanges commerciaux etc.

Il va de soi que des pays comme la France où l’Italie, ayant de nombreux accords commerciaux avec le Royaume-Uni, auront tout intérêt à trouver des solutions pérennes.

 

L’extension que vous cherchiez ne se trouve pas dans la liste ?
Pas de panique ! De nombreuses extensions avaient leurs propres restrictions indépendamment du Brexit. La sortie du Royaume-Uni de l’Europe ne perturbe donc en rien le processus habituel.

 

Et ensuite ?

 

Difficile à dire ce que les gouvernements européens décideront. Une chose est sûre, la date de retrait effectif du Royaume-Uni de l’Europe est fixée au 31 décembre 2020.
Si les reports sont évités, une communication de plus large envergure proviendra des Registres européens à ce moment là, indiquant aux titulaires du Royaume-Uni la marche à suivre afin de conserver leurs domaines.

Nous vous conseillons fortement, si vous êtes dans une position “risquée”, de sécuriser votre domaine en utilisant notre service de prête-nom.

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